Ce challenge est porté par :

Attentes principales

Développement d’un outil logistique pour coordonner différents points de retrait dans le cadre d‘un drive fermier à l’échelle de la métropole de Toulouse.

Description détaillée

Le drive fermier toulousain est une association d’agriculteurs qui commercialise en ligne les produits des adhérents (30 adhérents). La chambre d’agriculture de Haute-Garonne est à l’initiative de cette structure en 2014. Le client commande avant mardi minuit et récupère son panier le vendredi après-midi. Les agriculteurs adhérents préparent les paniers dans un local (Domaine de Candie, sud de Toulouse) et accueillent les clients à tour de rôle.

Des demandes de multiplication de points de retrait sont formulées de la part de producteurs ou d’élus ou même de clients. Plusieurs points de retrait existaient jusqu’alors, où les clients pouvaient récupérer leur panier. Ces points de retrait étaient tenus par les adhérents à tour de rôle. Cette implication trop chronophage a obligé la structure à supprimer des points de retrait. Il n’y a plus qu’un seul lieu de retrait : Domaine de Candie. Un service de livraison est aussi proposé pour les habitants de Toulouse. L’association s’appuie sur un partenaire, Applicolis.
Mais aujourd‘hui, la structure rencontre des difficultés et des limites :
- L’augmentation du nombre de commandes en livraison suppose un besoin de véhicule adapté pour transporter les commandes (sec+frais)
- Si le nombre de points de retrait augmente, qui livre ses points dispersés sur tout le département et avec véhicule
- Qui s’occupe du retrait des commandes par les clients, sur quels horaires ?
- La commission prise sur les ventes des produits qui comblent les charges salariales et de fonctionnement ne doit pas être trop importantes (aujourd’hui 16%)
Comment susciter l’intérêt des producteurs et les faire s’investir ? D’autant plus si le nombre de points de retrait augmente.

Contexte

Les commandes de produits agricoles locaux sous forme de drive sont une des réponses à un besoin grandissant de la population qui souhaite consommer davantage de produits locaux, rapidement et en confiance. La crise du Covid l’a démontrée, tout comme les comportements d’achat.
Toulouse a un bassin de consommation très important avec un fort potentiel.
Le département possède un fort potentiel grâce aux productions diversifiées et la présence de Toulouse Métropole qui est un bassin de consommation important. La vente de proximité prend tout son sens. La Mairie de Toulouse met à disposition un local pour s’inscrire dans cette logique de consommation.
Le Drive fermier s’est appuyé sur le réseau Bienvenue à la Ferme qui compte une centaine d’adhérents en Haute-Garonne. Ces agriculteurs ont la priorité sur l’adhésion à l’association. Leur adhésion au réseau représente un gage de qualité dans la production et l’accueil des clients.

Certains élus, clients et/ou producteurs souhaitent ouvrir un point de retrait sur leur territoire. Ce qui sous-entend que chaque territoire aurait son point de retrait, ses propres producteurs, sa propre logistique. Nous sommes alertés par le fait que si un drive (ou un magasin) ne propose pas l’ensemble des produits que recherche les clients, le drive en question ne fonctionne pas bien. Or, un territoire, tel qu’un Pays ou une intercommunalité, ne possède pas toute la gamme de produits (fruits, légumes, viande, produits laitiers, etc.). Comment rendre ce type de projet viable ? Un point de retrait central doit-il être conservé ?

Une deuxième problématique est l’implication des agriculteurs dans la démarche. Cette forme de vente devrait fonctionner mais l’organisation avec les agriculteurs n’est pas performante. Dans le projet conçu initialement, l’implication et la motivation des agriculteurs adhérents sont nécessaires à sa viabilité. Le contact est important pour développer le lien social notamment entre producteurs mais aussi entre producteurs et clients. La pédagogie sur les pratiques agricoles peut ainsi être abordée. Les producteurs doivent être formés à la gestion de leurs produits en ligne, à la livraison sur site de stockage, à la préparation et au retrait des commandes par les clients.

Principaux verrous

Il est difficile d’obtenir une motivation et une implication certaine de l’ensemble des 30 producteurs adhérents. Seul un petit noyau s’investit mais cela n’est pas suffisant, surtout pour tenir plusieurs points de retrait.

Le développement des points de retrait est demandé par des élus, producteurs et clients. Depuis 6 ans que le Drive fermier toulousain existe, il y a eu jusqu’à 5 points de retrait ouvert simultanément. Cela a épuisé les producteurs qui tenaient les permanences. Le besoin d’un camion frigorifique pour livrer ces points de retrait a été un gouffre financier, certains producteurs ne souhaitaient pas le conduire. Le partenariat avec un prestataire effectuant la livraison à domicile semble être une réponse à la demande des clients. Mais nous ne pouvons contenter que les habitants de Toulouse.

Les ressources mobilisées

Ressourcées mobilisées :
0.6 ETP d’animatrice de la structure
30 adhérents
1 site client + back-office de gestion
1 local de stockage (avec chambre froide) + préparation + retrait
1 partenaire pour la livraison à domicile (Applicolis)
1 véhicule utilitaire + grosse glacière permettant la livraison d’un 20aine de commandes
1 élu de la Chambre d’agriculture référent sur le dossier circuits-courts

Ressources pouvant être mises à disposition :
- Evolution des ventes (panier moyen, nombre de commande), mois par mois sur 6 ans
- Synthèse de l’organisation du drive
- Base de données clients, produits, producteurs

ThèmeConcernéCommentaire
Planning de production et gestion des ressourcesConcerné Fonctionnel

Chaque producteur se gère en fonction, notamment grâce au site qui permet la gestion des stocks

Prise de commande et gestion de l’offreConcerné Fonctionnel

Les producteurs visualisent sur un back office à tout moment ce qui leur est commandé.

Gestion de la production de stocksConcerné Fonctionnel

Le producteur ne met en ligne que ce qu’il est mesure de vendre. Une fois le délai de commande passé (mardi minuit), il peut préparer ses produits par commande.

TraçabilitéConcerné Fonctionnel

Les producteurs suivent la règlementation (étiquetage, maintien chaine du froid, etc.)

Transport et DistributionConcerné En réflexion

Pour approvisionner d’autres points de retrait, il faudrait un véhicule frigorifique assez grand (1 à 2 caisses par commande)

Fonctionnel

Chaque producteur s’organise pour livrer le point de préparation en temps et heure et selon la règlementation. Le point de préparation est ensuite bien équipé.

Livraisons/Litiges
et retours
Concerné En réflexion

Pour développer le nombre de points de retrait, il faut prendre plusieurs critères en compte (situation géographique, parking, horaire, tenue de la permanence, etc.), en prenant en compte le transport, le respect de la chaine du froid…

Fonctionnel

Le point de retrait est grand (stockage des commandes) et équipés (chambre froide). La situation géographique et le parking permettent un bon accès des clients.
La gestion des litiges est réalisée par l’animatrice.

Evaluation de la performance du système (éco, enviro, socio)Concerné Fonctionnel

40 commandes semaines à 60€ de panier moyen
Commission de 16%
10% de producteurs AB
½ des commandes livrées à domicile en vélo cargo ou véhicules électriques
Les agriculteurs se regroupent pour livrer

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2 commentaires

Christine · 9 octobre 2020 à 16 h 44 min

Bonjour,
Je ne suis pas certaine de répondre exactement à l’attente, mais comme je l’ai suggéré sur les challenges liés à la restauration collective, l’idée de diversifier les issues de la restauration collective est un sujet que j’alimente depuis quelques temps.

Face aux difficultés des producteurs d’atteindre leurs clients et aux difficultés des clients de se rendre à plusieurs endroits ou à un endroit mais à horaire fixe pour récupérer des commandes, pourquoi ne pas proposer les distributions sur les sites de restauration collective scolaires?

La distribution pourrait être uniquement des produits bruts, livrés en même temps que les denrées commandées parla cuisine ou, pourquoi pas des repas préparés en même temps que les repas servis à la cantine mais “vendus” pré-emballés pour les familles.

Cette option aurait pour avantage de mutualiser des livraisons d’une part, et d’atteindre à minima les familles qui doivent de toutes façons se rendre à l’école. De plus, dans la réalité d’un télétravail qui se développerait, les familles pourraient ainsi trouver des repas variés et équilibrés pour le midi lorsqu’ils ne sont pas sur leur lieu de travail.

La Charrette · 27 octobre 2020 à 12 h 35 min

Bonjour! Nous serions ravies d’y réfléchir avec la Charrette : ). Je suis disponible pour échanger ! laura@lacharrette.org

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