Ce challenge est porté par :

Attentes principales

Le projet vise à mettre en place un outil numérique pour développer et rentabiliser la livraison de produits fermiers en milieu rural (faible densité de clientèle : 33 habitants/km² sur de grands territoires)
pour pérenniser les exploitations agricoles lotoises, être dans une démarche de développement durable en mutualisant la livraison de produits de plusieurs producteurs tout en assurant une juste rémunération des agriculteurs.

Description détaillée

Actuellement, l’association assure 4 tournées de livraison :
- une de Cahors jusqu’à l’ouest du département en suivant la vallée du Lot
- une deuxième de Cahors jusqu’au Nord du département en suivant l’autoroute et en redescendant au centre du département à Gramat
- une troisième de Cahors jusqu’à Gourdon
- une quatrième de Cahors dans la partie Sud-ouest : Quercy Blanc

La longueur de ces tournées varie de 100 km pour les plus courtes à 200 km pour les plus longues
La perspective attendue est de pouvoir optimiser les tournées de livraison actuelles et d’en diminuer le coût mais aussi de déployer deux nouvelles tournées :
- de Cahors jusqu’à Figeac en suivant la vallée du Lot (vers l’est)
- de Cahors sur le Nord Est du Département (St Céré-Bretenoux-Vayrac-Martel-Lacapelle Marival)

Perspectives :
- pérennisation des exploitations agricoles du département du Lot,
- répondre aux attentes de la loi Egalim avec des producteurs bio et HVE,
- développement de l’approvisionnement en produits locaux et de qualité auprès d’un public à connotation sociale de la crèche à la maison de retraite en passant par les ESAT, les collèges et les lycées.
- consolider un outil multi-acteurs et le rendre autonome financièrement.

Avec quel outil numérique pourrait-on déployer une solution logistique mutualisée et « performante économiquement » qui permettrait de pouvoir approvisionner en 1 ou 2 livraisons par semaine ( le matin, contrainte imposée par la restauration collective), les 40 structures de restauration collective du Lot aujourd’hui et les 170 structures en développement ?

Contexte

L’association de producteurs Mangez lotois intervient sur le département du Lot (170 000 habitants), 170 structures de restauration collective de toutes tailles (de la crèche : 24 enfants, à des cuisines centrales réalisant 3000 repas / jour). Très grande hétérogénéité des structures réparties sur tout le département.
Un causse central a très faible densité de population et des petites villes (de 1000 à 20 000 habitants) réparties sur le pourtour du département. Chef-lieu du département : Cahors : 20 000 habitants (au sud).

L’association dispose aujourd’hui d’une unité de stockage à Cahors et assure des tournées de livraisons sur le nord, l’ouest et le sud du département en camion frigorifique.

L’association est composée de 30 producteurs répartis sur le département du Lot principalement au Nord, à l’Ouest, et dans le sud-ouest du département. Peu de producteurs à l’Est. Ils se situent entre 5 et 85 km de notre plateforme logistique de stockage qui est basée à Cahors au sud du département.

Ces producteurs viennent livrer la plateforme chaque semaine avec les produits commandés. La gamme compte 500 références de produits : fruits, légumes, viande, produits laitiers, fromage et épicerie.

La croissance de l’association est de +60 % par an. L’association se développe car la demande des clients est très forte en matière d’achats de produits locaux (en lien avec la loi Egalim). Elle doit donc s’adapter pour répondre aux attentes de ses clients actuels et des prospects.

La clientèle ciblée est professionnelle : en priorité les structures de restauration collective, mais également les restaurants et magasins alimentaires de proximité.

Le périmètre d’étude est le niveau départemental. La superficie du Lot est de 5117 km² : 120 km d’est en ouest, 100 km du Nord au Sud.

Principaux verrous

Les principales difficultés rencontrées :
- zone rurale : beaucoup de kilomètres avec peu de marchandises transportées (rentabilité des tournées)
- des collectivités de petite taille : quelques usagers ce qui entraîne des quantités commandées faibles pour un même coût de transport
- des coûts logistiques élevés qui freinent l’approvisionnement de la restauration collective (restauration sociale coût denrée alimentaire : 1,80 € pour un repas complet)
- les contraintes de livraison imposées par les clients : impérativement le matin

Nous avons diversifié la clientèle :
- restaurants, traiteurs
- petites épiceries de proximité

Nous avons pensé que le camion pourrait faire de la ramasse de produits pour les producteurs pour ne pas tourner à vide et proposer un service de livraison aux agriculteurs.

Les ressources mobilisées

- 2 salariées de la CA46 travaillent à la gestion et au développement de la plateforme
- une plateforme logistique
- un outil de gestion commerciale : panier local

ThèmeConcernéCommentaire
Planning de production et gestion des ressourcesPas concerné
Prise de commande et gestion de l’offreConcerné Fonctionnel

Utilisation de l’outil Panier local apporte toute satisfaction

Gestion de la production de stocksPas concerné
TraçabilitéConcerné Fonctionnel

De la plateforme aux clients : ok

Transport et DistributionConcerné En réflexion

C’est le principal point de blocage : assurer une logistique rentable sur un département à faible densité de population

Livraisons/Litiges
et retours
Concerné En réflexion

C’est le point à optimiser pour avoir une couverture départementale

Evaluation de la performance du système (éco, enviro, socio)Concerné En réflexion

Besoin d’un outil simple (pas prioritaire, cela pourrait être un plus)

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2 commentaires

Christine · 9 octobre 2020 à 16 h 45 min

Bonjour,
Sans avoir de réponse “technique” à l’optimisation, je me suis penchée sur l’optimisation économique des coûts de livraison des denrées ou repas préparés aux sites de restauration : Les coupler à une livraison de ces produits aux familles, soit, un principe de “drive” , mais que les familles récupèreraient à l’école.

Un autre challenge ( étant justement axé sur la distribution de ces produits par distributeur automatique pour résoudre la problématique d’horaires d’ouverture. Une distribution des produits des producteurs à l’école toucherait déjà l’ensemble des familles puisqu’elles viennent récupérer les enfants.
Par ailleurs, les avantages pour le service serait un maintien et une rentabilisation de l’emploi du personnel en cas de baisse de fréquentation voire de crise telle que celle que l’on a connu. Ceci ne réduit pas les distances évoquées (200km, mais permettrait à terme de les rentabiliser).

Le challenge évoque une distribution dans diverses structures, dont les ESAT, pourquoi ne pas “profiter” de ce vivier pour créer des EA parallèles qui pourraient par exemple transformer les légumes. Des légumeries externalisées pour les autres structures, ce qui fait que les livraisons seraient faites en 2 temps :
1-Livraison des produits bruts dont légumes
2-Livraison des produits plus transformés, et des légumes transformés dans les EA et récupérées “au passage”.

Dans cette perspective (vertueuse) de développement d’EA et donc de légumerie, les points de livraison devraient toutes pouvoir transformer les produits ce qui n’est peut-être pas facile. De ce fait, plutôt que de reconstruire une cuisine centrale, certaines structures pourraient remplir le rôle de cuisine centrale pour les autres sites de livraison à proximité. Ceci a pour avantage de réduire le nombre de livraisons par l’association ou parles producteurs.
En revanche, cette idée présente l’inconvénient de devoir résoudre la problématique de la livraison entre les cuisines centralisées et les sites de distribution des repas…

Au plaisir d’échanger sur le sujet.

La Charrette · 27 octobre 2020 à 12 h 35 min

Bonjour! Nous serions ravies d’y réfléchir avec la Charrette : ). Je suis disponible pour échanger ! laura@lacharrette.org

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